Publié le 12 août 2026 par Équipe Objectif Gendarme
Cinq Républiques françaises : les dates au concours de gendarmerie
Les cinq Républiques françaises, de 1792 à aujourd'hui : dates de début et de fin, transitions et repères à mémoriser pour le concours de gendarmerie.
Combien de Républiques la France a-t-elle connues, et à quelles dates ? La réponse tient en un chiffre : cinq, la première proclamée en 1792, la cinquième toujours en vigueur depuis 1958. C’est un repère qui tombe régulièrement au concours de gendarmerie, parce qu’il structure toute l’histoire politique française moderne. Voici les cinq Républiques, leurs dates de début et de fin, et ce qui a fait basculer chacune vers la suivante.
Combien de Républiques la France a-t-elle connues ?
Cinq, depuis la proclamation de la Ire République le 22 septembre 1792. Entre elles, la France a aussi été gouvernée par deux Empires et plusieurs monarchies, ce qui explique pourquoi les dates ne se suivent pas d’un bloc. Retenez d’abord ce squelette, tout le reste s’y accroche :
- Ire République : 1792 à 1804
- IIe République : 1848 à 1852
- IIIe République : 1870 à 1940
- IVe République : 1946 à 1958
- Ve République : depuis 1958
Une astuce de mémorisation qui marche bien : les trois premières Républiques naissent d’une rupture violente (une révolution, une défaite militaire), les deux dernières d’un vote. Et une seule a duré vraiment longtemps avant la nôtre, la IIIe, avec presque soixante-dix ans au compteur. Si vous travaillez votre histoire de France pour le concours, ces cinq bornes sont le premier réflexe à ancrer.
De la Ire à la IIe République : des débuts fragiles
La Ire République est proclamée le 22 septembre 1792 par la Convention nationale, au lendemain de l’abolition de la royauté. Elle n’est pas un régime figé : elle traverse la Convention, puis le Directoire à partir de 1795, puis le Consulat à partir de 1799, quand Napoléon Bonaparte prend le pouvoir par le coup d’État du 18 Brumaire. Sur le papier, la République existe encore. Dans les faits, un homme la vide de son contenu. Elle s’éteint le 18 mai 1804, jour où Bonaparte devient Napoléon Ier et fonde le Premier Empire.
Il faudra attendre plus de quarante ans pour la suite. La IIe République surgit le 24 février 1848, quand la révolution de février chasse le roi Louis-Philippe et met fin à la monarchie de Juillet. Elle est courte mais marquante : c’est elle qui instaure le suffrage universel masculin et qui abolit l’esclavage dans les colonies, deux acquis majeurs. Son paradoxe, c’est qu’elle porte au pouvoir celui qui va la faire tomber. Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’empereur, est élu président en décembre 1848, organise le coup d’État du 2 décembre 1851, puis proclame le Second Empire un an plus tard, le 2 décembre 1852. Deuxième République, deuxième Empire à la clé.
Deux Républiques, deux fins par un Bonaparte : ce n’est pas un hasard de calendrier, c’est un motif que les correcteurs aiment voir compris. La République naissante, au XIXe siècle, reste vulnérable au pouvoir personnel.
La IIIe République, la plus longue
La IIIe République est proclamée le 4 septembre 1870, quelques jours après le désastre militaire de Sedan et la capture de Napoléon III face à la Prusse. Elle naît donc d’une défaite, dans le chaos, sans même de constitution au départ. Ses lois constitutionnelles ne seront votées qu’en 1875, presque à contrecœur, par une assemblée à majorité monarchiste qui n’arrivait pas à s’entendre sur un roi.
Et pourtant, c’est elle qui dure. Près de soixante-dix ans, un record pour un régime français depuis 1789. C’est sous la IIIe République que s’installe la République telle qu’on la reconnaît aujourd’hui dans les manuels : l’école gratuite, laïque et obligatoire avec les lois Ferry de 1881 et 1882, puis la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905. Autant de textes fondateurs qui reviennent souvent en culture générale.
La IIIe République (1870-1940) est la plus longue qu’ait connue la France. C’est sous elle que sont votées les lois Ferry (1881-1882) sur l’école et la loi de séparation des Églises et de l’État (1905).
Sa fin est un point de vigilance pour un futur gendarme, parce qu’elle se joue sur un vote, pas sur une bataille. Le 10 juillet 1940, en pleine débâcle face à l’Allemagne, l’Assemblée accorde les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain. C’est la fin de la IIIe République et le début du régime de Vichy, qui abandonne d’ailleurs la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » au profit de « Travail, Famille, Patrie ». Comprendre comment une République se termine par un vote sous la contrainte fait partie des sujets sérieux du programme.

De la IVe à la Ve République : l’installation durable
Après la Libération, la IVe République est fondée par une constitution approuvée au référendum du 13 octobre 1946 et promulguée le 27 octobre 1946. C’est un régime parlementaire, où l’Assemblée nationale domine et où le gouvernement est fragile : les cabinets se succèdent à un rythme épuisant, une vingtaine en douze ans. On lui doit pourtant la reconstruction du pays et les premiers pas de la construction européenne. Son point faible est aussi ce qui la tue : l’instabilité, aggravée par la guerre d’Algérie. La crise du 13 mai 1958 à Alger précipite sa chute et le retour au pouvoir du général de Gaulle.
De Gaulle pose une condition, une nouvelle constitution. La Ve République est approuvée par le référendum du 28 septembre 1958 et sa constitution promulguée le 4 octobre 1958. Charles de Gaulle en devient le premier président. Le régime renforce nettement l’exécutif, ce qui est justement le sujet de fond de notre article détaillé sur la Cinquième République et ses institutions. Une date à ne pas oublier : depuis le référendum de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct, une rupture avec tout ce qui précédait. C’est ce cadre institutionnel qui régit encore la France aujourd’hui, et que vous devrez maîtriser aussi bien pour l’écrit que pour l’oral.
Ce qu’il faut retenir pour le concours
Cinq Républiques, cinq couples de dates à savoir sans hésiter : 1792-1804, 1848-1852, 1870-1940, 1946-1958, et 1958 à aujourd’hui. Retenez surtout la logique derrière : les deux premières tombent à cause d’un Bonaparte, la IIIe naît d’une défaite et dure malgré tout le plus longtemps, les deux dernières s’installent par référendum. Une question de QCM ne vous demandera pas toujours une date brute ; elle vous demandera souvent quel régime a précédé ou suivi tel autre, ou quel événement a mis fin à telle République. C’est le raisonnement chronologique qui paie.
La meilleure façon d’ancrer tout ça, c’est de vous tester dessus plutôt que de relire. Sur l’application Objectif Gendarme, le thème cadre institutionnel et politique et l’histoire de France reviennent en boucle dans l’entraînement par thème et dans l’examen blanc chronométré, avec une correction expliquée après chaque réponse. Vous pouvez commencer gratuitement par quelques questions, sans créer de compte, puis débloquer la banque complète et les examens blancs illimités avec la Préparation Complète. Pour situer ces repères parmi les autres attendus du concours, la fiche du concours de gendarmerie et la foire aux questions complètent le tableau, et vous pouvez creuser la chronologie détaillée sur la fiche officielle de vie-publique.fr.
