Publié le 3 juin 2026 par Équipe Objectif Gendarme
Ve République : ce qu'il faut retenir pour le concours de police
La Ve République au QCM de culture générale du concours de Gendarmerie nationale : dates, naissance en 1958, pouvoirs du président et révisions à connaître.
La Ve République est l’un des sujets qui revient le plus souvent au QCM de culture générale du concours de Gendarmerie nationale. La réponse à retenir en priorité tient en une phrase : la Ve République est le régime politique français né de la Constitution promulguée le 4 octobre 1958, marqué par un exécutif fort et un président devenu la clé de voûte des institutions. Voici les dates, les pouvoirs et les révisions à connaître pour ne pas perdre de points le jour de l’épreuve.
Pourquoi la Ve République tombe-t-elle si souvent au QCM ?
Parce qu’elle est au cœur du cadre institutionnel et politique, l’un des trois grands champs du QCM avec l’histoire de France et les valeurs républicaines. Le jury attend d’un futur policier qu’il connaisse le fonctionnement des institutions qu’il servira. C’est logique, et c’est tant mieux pour vous : le sujet est balisé, les questions sont prévisibles, et quelques repères solides suffisent à sécuriser plusieurs bonnes réponses.
Les questions-types ne cherchent pas à vous piéger sur des subtilités de constitutionnaliste. Elles vérifient des repères de base : la date de la Constitution, le nom du premier président, le mode d’élection, la durée du mandat. Exactement le genre de points qu’on récupère avec dix minutes de révision bien ciblée, et qu’on laisse filer par négligence quand on a tout misé sur l’actualité.
Un conseil de méthode avant d’entrer dans le détail : ne révisez pas la Ve République comme un cours de droit. Retenez des dates-repères et des chiffres, c’est ce qui tombe. Une question de QCM se répond en quelques secondes, pas en dissertation. Le format de l’épreuve est sans ambiguïté : trois propositions par question, une seule bonne réponse, et une note sur 20 affectée d’un coefficient 2. Chaque repère bien fixé pèse donc double dans votre classement.
Comment est née la Ve République en 1958 ?
Dans la crise. En mai 1958, la France traverse une grave crise politique liée à la guerre d’Algérie. Le 29 mai, le président René Coty, dernier président de la IVe République, fait appel au général de Gaulle. Le gouvernement de Gaulle est investi le 1er juin 1958 et reçoit les pleins pouvoirs pour rédiger une nouvelle Constitution.
Le projet est présenté aux Français le 4 septembre 1958, place de la République à Paris. Il est soumis à référendum le 28 septembre 1958 et approuvé à une large majorité. La Constitution est ensuite promulguée le 4 octobre 1958. C’est cette date que le QCM attend, pas celle du référendum : ne confondez pas les deux.
La Ve République se distingue des régimes précédents par un exécutif fort, une stabilité gouvernementale et la création d’une justice constitutionnelle.
Charles de Gaulle devient le premier président de la Ve République, élu fin 1958 et entré en fonction en janvier 1959. Petit piège classique : René Coty n’est pas un président de la Ve République, il était le dernier de la IVe. Si une question vous demande le premier président de la Ve, la réponse est de Gaulle.

Pour mémoriser ce contexte sans le confondre avec le reste, le travail par histoire de France et par cadre institutionnel et politique en parallèle aide à relier la crise de 1958 et les institutions qui en sont sorties.
Que fait le Président de la République sous la Ve République ?
Il est la pièce maîtresse du régime. La Constitution de 1958 a renforcé le chef de l’État au point qu’on le décrit souvent comme la clé de voûte des institutions. Le titre II de la Constitution lui est consacré, des articles 5 à 19.
L’article 5 pose sa mission : il veille au respect de la Constitution, assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’État, et garantit l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire. Retenez le mot arbitre et le mot garant, ce sont eux qui reviennent dans les énoncés.
Ses pouvoirs se répartissent en deux familles, et la distinction tombe parfois au QCM :
- Les pouvoirs propres, qu’il exerce seul, sans contreseing du Premier ministre. La nomination du Premier ministre en fait partie.
- Les pouvoirs partagés, soumis au contreseing du Premier ministre et des ministres responsables.
L’autre point qui revient, c’est l’article 16. Il donne au président des pouvoirs exceptionnels en cas de crise grave menaçant les institutions ou l’indépendance de la nation. C’est une question piège fréquente : on vous demande quel article prévoit les pouvoirs exceptionnels du président, et la bonne réponse est l’article 16. Ne le confondez pas avec l’article 49 alinéa 3, qui concerne lui l’engagement de responsabilité du gouvernement sur un texte.
Quelles révisions de la Constitution faut-il connaître ?
La Constitution de 1958 a été révisée de nombreuses fois, mais trois réformes structurent les institutions actuelles et reviennent régulièrement au concours.
La première, c’est 1962. Par le référendum du 28 octobre 1962, voulu par de Gaulle, le président de la République est désormais élu au suffrage universel direct, c’est-à-dire directement par les citoyens. Avant, il était choisi par un collège d’élus. Ce changement a renforcé sa légitimité et ancré le caractère présidentiel du régime. La loi est promulguée le 6 novembre 1962.
La deuxième, c’est 2000 : le passage au quinquennat. Avant cette date, le président était élu pour sept ans. Le référendum du 24 septembre 2000 ramène le mandat à cinq ans, et la réforme s’applique pour la première fois à l’élection de 2002. Question-type quasi garantie : combien de temps dure aujourd’hui le mandat présidentiel ? Cinq ans.
La troisième, c’est la révision du 23 juillet 2008, dite de modernisation des institutions. Elle renforce les pouvoirs du Parlement et limite le président à deux mandats consécutifs. Si on vous interroge sur le nombre de mandats successifs autorisés, la réponse est deux.
Pour ne pas mélanger ces trois dates, fixez-les par leur effet plutôt que par leur numéro de loi : 1962 c’est le vote des citoyens, 2000 c’est cinq ans, 2008 c’est deux mandats. Trois repères, trois bonnes réponses potentielles. Un dernier mot sur l’organisation des pouvoirs : la Ve République repose sur la séparation des pouvoirs, avec un exécutif partagé entre le président et le Premier ministre, un pouvoir législatif confié au Parlement (Assemblée nationale et Sénat) et une justice indépendante. Cette architecture revient souvent en filigrane des questions, même quand elle n’est pas citée explicitement.
Ce qu’il faut retenir pour le jour J
Si vous ne deviez garder que l’essentiel, ce serait ceci. La Ve République date de la Constitution du 4 octobre 1958. Son premier président est Charles de Gaulle. Le président est élu au suffrage universel direct depuis 1962, pour un mandat de cinq ans depuis la réforme de 2000, limité à deux mandats consécutifs depuis 2008. Ses missions figurent à l’article 5, ses pouvoirs exceptionnels à l’article 16.
Ces repères ne s’apprennent pas en relisant un cours dix fois. Ils s’ancrent en se testant. Le mode examen blanc d’Objectif Gendarme reproduit le format réel du QCM, chronométré et noté sur 20, avec une correction expliquée après chaque réponse. Vous pouvez commencer gratuitement avec dix questions, sans compte, sur objectifgendarmes.fr. Plus vous répétez, plus ces dates deviennent automatiques, et plus vous gagnez le temps précieux qui fait la différence sur les dernières questions.
Pour aller plus loin sur la stratégie d’épreuve, lisez notre guide pour réussir le QCM de culture générale, et révisez le programme institutionnel complet depuis la fiche Gendarmerie nationale. Les sources officielles à consulter en cas de doute restent vie-publique.fr et le site du Conseil constitutionnel, qui publient le texte et l’histoire de la Constitution.
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