Publié le 23 juillet 2026 par Équipe Objectif Gendarme
Guerres mondiales : les dates repères du concours de gendarmerie
Les dates des deux guerres mondiales à connaître pour le QCM du concours de gendarmerie : 1914-1918, 1939-1945 et les repères français de la Résistance.
Les deux guerres mondiales font partie des blocs les plus rentables du QCM de culture générale au concours de gendarmerie. Pourquoi rentables ? Parce que les questions portent sur des dates précises, stables, sans piège de raisonnement. On vous donne un événement, vous rendez une année. Voici les repères chronologiques de 1914-1918 et 1939-1945 qui tombent vraiment, plus les dates françaises que le jury attend d’un futur gendarme, et la méthode pour ne pas les mélanger le jour de l’épreuve.
Pourquoi les guerres mondiales tombent-elles autant au QCM ?
L’histoire de France est l’un des quatre grands thèmes de l’épreuve d’admissibilité, aux côtés du cadre institutionnel, des valeurs républicaines et de l’actualité. Dans ce thème, le XXe siècle occupe une place à part. Les deux conflits mondiaux structurent le récit national contemporain, et le jury considère qu’un candidat sérieux les maîtrise. C’est aussi un terrain balisé : contrairement à l’actualité, ces dates ne bougent plus. Ce que vous fixez aujourd’hui restera vrai dans dix ans.
Le format des questions ne varie presque jamais. Un événement, trois années possibles, une seule bonne réponse. Ou l’inverse : une date, et trois événements à départager. Parfois un personnage, une bataille, un texte. Vous savez, ou vous ne savez pas. Pas de nuance à peser, pas de dissertation. D’où l’intérêt de cibler une quinzaine de dates-repères plutôt que de relire des chapitres entiers.
Une erreur classique chez les candidats : vouloir tout retenir, chaque offensive, chaque traité. Mauvais calcul. Le concours pioche dans un socle restreint qui revient d’une session à l’autre. Apprenez ce socle à fond et vous sécurisez plusieurs points sans y passer vos soirées. Le reste, c’est du bonus.

Première Guerre mondiale : quelles dates faut-il connaître ?
La Grande Guerre couvre 1914-1918. C’est la première fourchette à graver, car beaucoup de candidats confondent les deux conflits sous la pression du chrono. Associez tout de suite : Première Guerre, ça commence en 1914, ça finit en 1918.
Le déclencheur est l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, quand l’archiduc François-Ferdinand, héritier d’Autriche-Hongrie, est assassiné. Le jeu des alliances fait basculer l’Europe dans la guerre au cours de l’été 1914. Retenez le mécanisme plus que le détail des déclarations de guerre : l’engrenage des alliances, c’est la formule que le QCM aime tester.
Côté bataille, un seul repère domine pour la France : Verdun, en 1916. Symbole de l’enfer des tranchées et de la résistance française, c’est la bataille qui revient le plus souvent. Si une seule bataille de 14-18 doit être sue, c’est celle-là.
L’armistice qui met fin aux combats de la Première Guerre mondiale est signé le 11 novembre 1918. Le traité de Versailles, qui règle la paix avec l’Allemagne, est signé le 28 juin 1919.
Le 11 novembre 1918 est la date reine du bloc : l’armistice, signé à Rethondes, dans la clairière de la forêt de Compiègne. C’est aussi une journée de commémoration nationale que vous connaissez déjà, ce qui facilite l’ancrage. Ajoutez le traité de Versailles du 28 juin 1919 pour la sortie de guerre. Petit piège de mémoire : le 28 juin, c’est la même date que l’attentat de Sarajevo, mais cinq ans plus tard. Le jury adore ce genre de coïncidence pour vous faire douter.
Seconde Guerre mondiale : les dates repères à retenir
La Seconde Guerre mondiale couvre 1939-1945. Le point de départ est net : le 1er septembre 1939, l’Allemagne nazie envahit la Pologne. La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre deux jours plus tard, le 3 septembre 1939. Là encore, fixez la fourchette 1939-1945 comme un bloc.
Trois dates internationales structurent le conflit. Le 22 juin 1941, l’Allemagne rompt son pacte avec l’URSS et l’attaque, ce qui ouvre le front de l’Est. Le 7 décembre 1941, l’attaque japonaise sur Pearl Harbor fait entrer les États-Unis dans la guerre. Et le 6 juin 1944, le débarquement de Normandie ouvre la reconquête de l’Europe de l’Ouest. Ces trois dates suffisent à raconter le basculement du conflit, et elles reviennent régulièrement au QCM.
La fin se joue en deux temps, et c’est un piège fréquent. Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule : c’est la fin de la guerre en Europe, une autre journée de commémoration nationale. Mais la guerre continue dans le Pacifique jusqu’à la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945. Ne réduisez pas la fin de la guerre au seul 8 mai : une question bien tournée vous demandera la date de la fin totale du conflit, et la bonne réponse est septembre 1945.

Quels sont les repères français de 1940 à 1944 ?
C’est ici que le concours de gendarmerie se distingue d’un simple quiz d’histoire. La gendarmerie est une force armée, et le jury attend une sensibilité particulière aux épisodes militaires nationaux. Trois dates françaises sont incontournables pour la période de l’Occupation.
Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance depuis Londres, sur les ondes de la BBC, son appel à poursuivre le combat. C’est l’acte fondateur de la France libre et de la Résistance. Le ministère des Armées rappelle que cet appel a été réitéré et enregistré le 22 juin, mais la date de référence reste le 18 juin.
Le 22 juin 1940, justement, le gouvernement du maréchal Pétain signe l’armistice avec l’Allemagne. Deux dates très proches, deux logiques opposées : d’un côté le refus de la défaite, de l’autre la capitulation. Le QCM peut vous demander laquelle correspond à l’appel et laquelle à l’armistice. Ne les inversez pas.
Enfin, le 25 août 1944, Paris est libéré, après plusieurs jours d’insurrection, avec l’entrée de la division du général Leclerc. C’est le symbole de la Libération du territoire. Ces trois repères, 18 juin 1940, 22 juin 1940, 25 août 1944, forment un mini-récit cohérent : refus, occupation, libération. Apprenez-les ensemble, ils se tiennent.
Comment mémoriser ces dates sans tout confondre ?
La meilleure arme contre la confusion, ce sont les fourchettes. Avant les dates précises, ancrez les deux bornes : 1914-1918 pour la première, 1939-1945 pour la seconde. Tant que ce réflexe n’est pas automatique, vous perdrez du temps à hésiter, et le temps est votre ressource la plus rare le jour J. Pour ça, entraînez-vous sur des questions minutées plutôt que de relire passivement, comme expliqué dans notre article sur la gestion du temps au QCM.
Regroupez ensuite par paires d’opposition, qui sont exactement ce que le concours teste. Début et fin de chaque guerre. Appel du 18 juin contre armistice du 22 juin 1940. Capitulation allemande du 8 mai contre capitulation japonaise du 2 septembre 1945. Votre cerveau retient mieux deux dates liées par un contraste qu’une liste plate.
Un dernier conseil de méthode : ne bachotez pas ces repères isolément. Reliez-les au reste du programme du thème Histoire de France, de la Révolution aux cinq Républiques, pour construire une frise mentale continue. Une date isolée s’oublie ; une date dans une chaîne d’événements tient. Et pour transformer cette connaissance en points, rien ne remplace la répétition en conditions d’examen : c’est tout l’intérêt du mode Examen Blanc chronométré et de la correction expliquée après chaque réponse dans Objectif Gendarme. Vous saurez vite quelles dates sont acquises et lesquelles vous font encore trébucher. Pour aller plus loin sur la méthode QCM, lisez aussi comment réussir le QCM de culture générale.
