Publié le 17 juillet 2026 par Équipe Objectif Gendarme
SOG et GAV : quelles différences pour entrer en gendarmerie ?
SOG ou GAV, quelle voie choisir pour entrer dans la gendarmerie ? Diplôme, âge, statut, formation et missions : les différences expliquées pour bien viser.
Beaucoup de candidats butent sur la même question avant de s’inscrire : faut-il viser le concours de sous-officier de gendarmerie (SOG) ou une sélection de gendarme adjoint volontaire (GAV) ? La réponse tient en une phrase. Le GAV est un militaire sous contrat recruté sans concours et sans diplôme obligatoire, quand le SOG est un sous-officier de carrière recruté sur concours, le baccalauréat en poche. Les deux servent dans la Gendarmerie nationale, une force armée à statut militaire, mais n’ouvrent ni le même parcours, ni le même avenir.
GAV ou SOG : de quoi parle-t-on exactement ?
Le gendarme adjoint volontaire est un équipier. Il épaule les gendarmes de carrière au quotidien, en brigade comme sur le terrain. Il existe deux familles de GAV. Le GAV APJA (agent de police judiciaire adjoint) participe aux missions opérationnelles : patrouilles, interventions, sécurité, appui aux enquêtes. Le GAV EP (emploi particulier), aussi appelé gendarme adjoint de soutien, occupe un poste spécialisé, par exemple dans la restauration, la mécanique, le secrétariat, les télécommunications ou l’entretien des bâtiments.
Le sous-officier de gendarmerie, lui, est un professionnel de plein exercice. C’est le gendarme que le public croise en brigade, celui qui mène les enquêtes, dresse les procédures, commande une équipe et fait carrière dans l’institution. Le SOG n’est pas un supérieur du GAV par hasard : il a passé un concours exigeant et suivi une formation bien plus longue.
Retenez l’image la plus simple. Le GAV, c’est une première marche, souvent un tremplin. Le SOG, c’est le métier de gendarme au sens plein, avec la carrière qui va avec.
Diplôme, âge, recrutement : ce qui sépare vraiment les deux voies
C’est ici que les deux voies divergent le plus nettement.
Pour devenir GAV, aucun diplôme n’est exigé. Le recrutement se fait par sélection sur dossier et tests, ouvert aux candidats de 17 à 26 ans, avec ou sans le bac. Les candidatures sont possibles une bonne partie de l’année, sans le rythme d’un concours national à date unique.
Pour devenir SOG par la voie externe, il faut être titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme classé au moins au niveau 4 du RNCP. Le recrutement passe par un concours organisé en sessions, avec une phase d’admissibilité écrite puis une phase d’admission. Les bornes d’âge du concours sont fixées par la notice de chaque session : ne les recopiez jamais de mémoire, vérifiez-les au moment de vous inscrire.
Pour devenir sous-officier de gendarmerie, vous devrez être titulaire du baccalauréat (ou d’un diplôme ou titre classé au moins au niveau 4 au RNCP). Source : La Gendarmerie recrute.
La conséquence pratique est claire. Sans le bac, la voie directe est le GAV. Avec le bac et l’envie de faire carrière tout de suite, c’est le concours SOG qu’il faut préparer. Et si vous hésitez encore, sachez que la première voie peut mener à la seconde, on y revient plus bas.
Contrat ou carrière : quelle formation, quel avenir ?
La durée d’engagement n’a rien à voir d’une voie à l’autre.
Le GAV signe un contrat, d’une durée initiale de deux ans, renouvelable jusqu’à six ans au total. C’est un engagement à durée limitée, pensé comme une expérience de terrain et un pied dans l’institution. La formation initiale dure environ 13 semaines en école de gendarmerie, période encadrée par un tuteur pour les premiers pas.
Le SOG, une fois le concours réussi, entre dans une carrière de militaire de la gendarmerie. La formation est bien plus longue : de l’ordre de 12 mois, dont plusieurs mois en école suivis d’une période sur le terrain, avant l’affectation en unité. À la sortie, le sous-officier a un grade, une solde de carrière et des perspectives d’avancement que le contrat GAV n’offre pas.
Un point commun mérite d’être souligné, parce qu’il rassure beaucoup de candidats : dans les deux cas, la formation est rémunérée et le statut militaire s’applique dès l’entrée. On n’étudie pas gratuitement en espérant un poste, on est payé pour se former. Ce statut militaire n’est pas un détail administratif. Il implique des devoirs (disponibilité, mobilité, discipline) mais aussi une protection et des droits propres à la condition militaire. C’est aussi ce qui ancre l’identité de la Gendarmerie nationale comme force armée, un point que le jury attend de vous entendre expliquer clairement à l’oral de motivation.

Passer de GAV à SOG : la passerelle interne
Voilà l’info qui change souvent la décision. Devenir GAV ne ferme pas la porte du concours de sous-officier, au contraire.
Un gendarme adjoint déjà en poste peut se présenter au concours SOG en interne, qui est distinct du concours externe et réservé notamment aux candidats déjà engagés dans l’institution (gendarmes adjoints, réservistes, militaires d’autres armées remplissant les conditions de service). Autrement dit, le GAV n’est pas une impasse : c’est une rampe d’accès. Vous découvrez le métier de l’intérieur, vous accumulez de l’expérience de terrain, et vous préparez le concours en connaissant déjà la maison.
Beaucoup de sous-officiers ont commencé ainsi. Entrer comme GAV à 18 ou 19 ans, sans le bac ou juste avec, puis viser le concours interne une fois le diplôme obtenu ou l’expérience acquise, est un parcours banal et parfaitement assumé. Si vous ne cochez pas encore toutes les cases du concours externe, cette progression par étapes est une stratégie solide, pas un lot de consolation.
La fiche détaillée des deux voies est consultable sur nos pages concours de la gendarmerie nationale et gendarme adjoint volontaire.
Comment réviser la culture générale pour l’une ou l’autre voie ?
Quelle que soit la porte visée, un socle vous servira partout : la culture générale. Au concours SOG, l’admissibilité repose sur une composition qui s’appuie sur des repères institutionnels, historiques et d’actualité. Pour le GAV comme pour le SOG, l’entretien et les tests de sélection récompensent le candidat qui connaît la République, ses valeurs et l’actualité, et qui sait pourquoi il veut servir dans la gendarmerie plutôt qu’ailleurs.
C’est exactement ce que muscle Objectif Gendarme. L’application vous fait réviser par thème le cadre institutionnel et politique, l’histoire de France, les valeurs et symboles républicains et l’actualité France et Monde, avec une correction expliquée après chaque réponse. Le mode examen blanc chronométré vous entraîne à mobiliser ces repères vite et sous pression, une compétence utile aussi bien à l’écrit du concours qu’à l’oral de motivation. Vous pouvez démarrer gratuitement avec quelques questions, sans compte, sur objectifgendarmes.fr.
Un conseil de méthode : ne dispersez pas votre préparation. Fixez d’abord votre voie, GAV ou SOG, en fonction de votre diplôme, de votre âge et de votre projet, puis calez une routine courte et régulière. Quelques minutes chaque jour ancrent mieux les repères qu’une longue session hebdomadaire. Pour le déroulé complet des épreuves du concours, lisez notre guide sur les épreuves et le déroulement du concours de gendarmerie, et vérifiez toujours les conditions exactes de la session en cours sur les sources officielles. Les questions les plus fréquentes des candidats sont regroupées dans notre FAQ.
Dernier rappel utile : les modalités (âge, épreuves, calendrier) peuvent changer d’une session à l’autre. Prenez l’habitude de recouper ce que vous lisez avec la notice officielle publiée sur lagendarmerierecrute.fr avant de vous engager. C’est le réflexe qui vous évitera une mauvaise surprise le jour de l’inscription.
