Publié le 19 août 2026 par Équipe Objectif Gendarme
Épreuves d'admission du concours de gendarmerie : après l'écrit
Vous avez réussi l'admissibilité du concours de sous-officier de gendarmerie ? Voici les épreuves d'admission qui vous attendent : entretien, EPG, tests psycho.
Votre nom figure sur la liste des admissibles au concours de sous-officier de gendarmerie. Bonne nouvelle, mais le concours n’est pas gagné : l’écrit ne représente qu’une moitié du chemin. Les épreuves d’admission sont la seconde phase, celle qui décide vraiment. Au programme, un entretien devant un jury, une épreuve physique exigeante, des tests psychotechniques suivis d’un entretien avec un psychologue et une épreuve numérique. Voici ce qui vous attend, dans l’ordre, et comment aborder chaque étape sans se faire surprendre.

Uniforme de gendarme, musée de la Gendarmerie et du Cinéma de Saint-Tropez. Crédit photo : Groupir !, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Admissibilité, admission : quelle différence au concours de gendarmerie ?
La distinction est simple, mais beaucoup de candidats la découvrent trop tard. L’admissibilité sanctionne l’épreuve écrite, une composition de culture générale de trois heures sur un sujet d’actualité, de société ou de sécurité. Réussir cette épreuve ne vous rend pas gendarme : elle vous ouvre seulement la porte de la seconde phase. Seuls les candidats déclarés admissibles sont convoqués aux épreuves d’admission, et c’est le total des deux phases qui établit le classement final.
Autrement dit, un excellent écrit ne compense pas un oral raté, et l’inverse est vrai aussi. Le classement se joue sur l’ensemble. C’est pour cela qu’il faut préparer l’admission dès l’annonce des résultats d’admissibilité, sans attendre, car les convocations laissent parfois peu de temps.
Une précision utile : ce parcours en deux temps concerne le concours de sous-officier de gendarmerie (SOG). Le recrutement de gendarme adjoint volontaire (GAV) ne fonctionne pas de la même façon, il repose sur une sélection de dossier, des tests et un entretien, sans composition d’admissibilité. Si vous hésitez encore entre les deux voies, l’article sur les différences entre SOG et GAV fait le tri. Pour la vue d’ensemble du concours SOG, le déroulement complet des épreuves pose le cadre.
Que comprennent les épreuves d’admission du concours de gendarmerie ?
Une fois admissible, vous passez une série d’épreuves qui évaluent des dimensions très différentes. Le nombre exact, l’ordre, les coefficients et les notes éliminatoires dépendent de la notice de la session : vérifiez-les toujours sur votre convocation et sur le site officiel lagendarmerierecrute.fr. Sur les sessions récentes, l’admission du SOG externe s’articule autour de quatre grands blocs.
Le premier, et le plus lourd, est l’entretien individuel avec le jury. Le deuxième réunit des tests psychotechniques (questionnaires de personnalité et d’aptitude) prolongés par un entretien avec un psychologue. Le troisième est l’épreuve physique de gendarmerie, l’EPG, un parcours chronométré. Le quatrième est une épreuve numérique, un questionnaire qui mesure votre aisance avec les outils informatiques et bureautiques du quotidien professionnel. Une épreuve de langue facultative peut s’y ajouter, avec des points de bonification.
Chaque bloc pèse un coefficient propre et plusieurs comportent une note éliminatoire : passer sous ce seuil vous écarte, quelle que soit la qualité du reste. Ne négligez donc aucune épreuve en pariant sur vos points forts.
L’entretien avec le jury : l’épreuve qui fait la différence
C’est l’épreuve à plus fort coefficient, et c’est là que se gagne ou se perd le concours. Le format habituel prévoit un temps de préparation court, suivi d’un échange d’une vingtaine de minutes face au jury, soit environ vingt-cinq à trente minutes en tout selon la session. Vous présentez votre parcours et votre motivation, puis le jury vous questionne.
Sur quoi ? Sur trois terrains principaux. Votre connaissance de l’institution d’abord : missions de la gendarmerie, statut militaire, différence avec la police nationale, organisation générale. Vos motivations et votre projet professionnel ensuite : pourquoi la gendarmerie, pourquoi maintenant, quelle image vous en avez, êtes-vous prêt à la mobilité et aux contraintes du métier. Vos repères de culture générale et d’actualité enfin, car le jury glisse volontiers une question sur un sujet de société ou une institution républicaine pour tester votre ouverture.
C’est précisément là que le travail de fond réalisé pour l’écrit rapporte une seconde fois. Réviser les valeurs et symboles républicains et suivre l’actualité utile au concours ne sert pas qu’à la composition : cela nourrit vos réponses à l’oral. Un candidat qui sait expliquer la laïcité, situer la Ve République et citer une actualité récente sans réciter par cœur inspire confiance.
Un conseil qui vaut de l’or : ne mentez jamais sur votre motivation et n’apprenez pas un discours par cœur. Le jury, composé de professionnels aguerris, repère immédiatement le récité. Préparez des idées, pas un texte. Entraînez-vous à voix haute, filmez-vous, faites-vous interroger par un proche.
L’épreuve physique (EPG) : comment ne pas se faire éliminer
L’épreuve physique de gendarmerie rebute beaucoup de candidats, à tort ou à raison. Sur les sessions récentes, elle enchaîne plusieurs ateliers : un parcours d’obstacles de cinquante mètres à répéter plusieurs fois (franchissement d’un tapis, montée et descente d’un escalier, passage de haies basses), une simulation de combat, puis un transport de poids évalué en réussite ou échec à l’issue du chronomètre.
Le barème est genré et calé par tranche d’âge, et il est publié officiellement. Ne vous fiez jamais à un barème recopié sur un forum : téléchargez la grille à jour sur le site de la gendarmerie et travaillez avec les vrais chronos de votre catégorie. Cette épreuve comporte en général une note éliminatoire : en dessous du seuil, votre parcours s’arrête, même avec un oral brillant.
La bonne nouvelle, c’est que l’EPG se prépare. Ce n’est pas un test de performance de haut niveau, c’est un test d’aptitude que quelques semaines de course, de gainage et de fractionné suffisent à sécuriser pour la plupart des candidats en bonne santé. Le piège, c’est de la découvrir la veille. Commencez à courir dès l’admissibilité obtenue, pas après la convocation.
Après les épreuves d’admission : classement, école, formation
Une fois toutes les épreuves passées, le jury établit un classement par ordre de mérite. Deux listes en sortent : la liste principale, les admis qui seront incorporés, et la liste complémentaire, un vivier appelé en cas de désistements. Être sur liste complémentaire n’est pas un échec, beaucoup de candidats y sont finalement repêchés.
Les admis rejoignent ensuite une école de sous-officiers de gendarmerie (ESOG) pour une formation initiale d’environ un an, rémunérée, mêlant instruction militaire, droit, intervention professionnelle, tir et conduite. À la sortie, l’affectation en unité dépend du rang de classement, d’où l’intérêt de viser haut et pas seulement d’être reçu.
Ce qu’il faut retenir tient en peu de lignes. L’admissibilité n’est qu’une étape : l’admission décide du concours, et elle se joue sur l’entretien, la condition physique, les tests psychotechniques et l’épreuve numérique. Chaque bloc a son coefficient et parfois sa note éliminatoire, donc rien ne se néglige. Préparez l’oral et le sport dès l’annonce de votre admissibilité, et confirmez chaque détail de format sur la notice officielle plutôt que sur une source de seconde main.
Pour muscler la partie culture générale qui sert autant à l’écrit qu’à l’oral, testez vos repères sous chronomètre avec le mode examen blanc interne, révisez par thème sur la fiche actualité France et Monde, et calez votre effort sur un planning de révision structuré. Ce QCM complète la préparation, mais ne reproduit pas la composition écrite officielle.
