Objectif Gendarme

Publié le 13 juin 2026 par Équipe Objectif Gendarme

Révolution française : les dates clés du concours de Gardien

La Révolution française pour le QCM du concours de Gendarmerie nationale : 14 juillet 1789, nuit du 4 août, Déclaration des droits de l'homme, les repères qui tombent.

La Révolution française est l’un des blocs d’Histoire qui revient le plus souvent au QCM de culture générale du concours de Gendarmerie nationale. Bonne nouvelle : les questions portent presque toujours sur une poignée de dates et de textes précis. Si vous savez relier 14 juillet 1789 (prise de la Bastille), nuit du 4 août (abolition des privilèges) et 26 août 1789 (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen), vous sécurisez l’essentiel des points. Voici les repères à mémoriser et les pièges à éviter.

Pourquoi la Révolution française tombe-t-elle si souvent au QCM ?

Parce qu’elle est l’acte de naissance de presque tout ce que vous réviserez par ailleurs. La devise républicaine, la Déclaration des droits de l’homme, l’idée même de citoyen égal devant la loi, le drapeau tricolore : tout cela sort de la décennie 1789-1799. Pour un futur policier, ce n’est pas de la culture décorative. La Déclaration de 1789 est aujourd’hui un texte à valeur constitutionnelle, visé par le préambule de la Constitution de 1958. Autrement dit, vous appliquerez ses principes dans votre métier.

Le jury le sait. Il teste donc moins votre capacité à raconter la prise de la Bastille en détail que votre maîtrise des repères fondateurs. Une question type vous demandera la date d’un événement, l’auteur d’un texte, ou ce qu’un texte a aboli. Rarement plus. La difficulté n’est pas la profondeur, c’est la précision : confondre 1789 et 1792, ou attribuer l’abolition de la monarchie à 1789, coûte un point sec.

Concrètement, attendez-vous à des formulations de ce genre : « En quelle année a été adoptée la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ? », avec trois propositions très proches comme 1789, 1791 et 1793. Ou encore : « Que commémore la fête nationale du 14 juillet ? ». Ce sont des questions de pur repère, sans piège conceptuel, qui se gagnent uniquement par la mémorisation. Autant les sécuriser, parce qu’elles vous laissent du temps pour les questions d’actualité ou d’institutions, souvent plus délicates.

Quelles sont les dates de 1789 à connaître par cœur ?

L’année 1789 concentre à elle seule la majorité des questions. Quatre dates forment le socle, dans l’ordre où elles se sont enchaînées.

17 juin 1789 : les députés du tiers état se proclament « Assemblée nationale ». 20 juin 1789 : le serment du Jeu de Paume, ils jurent de ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution à la France.

Ces deux journées de juin marquent le basculement politique : pour la première fois, une assemblée se réclame de la souveraineté de la nation face au roi. Beaucoup de candidats les oublient au profit du seul 14 juillet. C’est une erreur, le serment du Jeu de Paume est un grand classique.

Vient ensuite l’événement le plus célèbre. Le 14 juillet 1789, les Parisiens s’emparent de la Bastille, prison royale et symbole de l’arbitraire. Retenez bien la nuance que le jury adore vérifier : le 14 juillet que la France célèbre aujourd’hui comme fête nationale a été institué par une loi de 1880, et il commémore autant la prise de la Bastille de 1789 que la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. La date de l’événement, c’est 1789 ; la date de la fête nationale, c’est 1880. Ne mélangez pas les deux.

Puis l’été 1789 produit deux textes décisifs. Dans la nuit du 4 août 1789, l’Assemblée constituante proclame l’abolition des droits féodaux et des privilèges. C’est la fin de la société d’Ancien Régime divisée en ordres. Trois semaines plus tard, le 26 août 1789, elle adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont l’article premier ouvre par une phrase que vous devez pouvoir reconnaître.

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »

Si vous deviez ne retenir qu’une seule date de tout le programme d’Histoire, ce serait celle-là, parce qu’elle relie directement la Révolution aux valeurs et symboles républicains que tout futur gendarmerie nationale doit incarner.

Écran d'accueil de l'application Objectif Gendarme avec le thème Histoire de France et le mode examen blanc chronométré

Monarchie, République, Terreur : comment ne pas confondre les étapes ?

C’est ici que la plupart des points se perdent. La Révolution ne s’arrête pas en 1789, et la France ne devient pas une République cette année-là. En 1789, on garde le roi : la première Constitution, achevée en septembre 1791, instaure une monarchie constitutionnelle. Louis XVI règne encore, mais ses pouvoirs sont encadrés par une assemblée élue.

Le tournant républicain arrive trois ans plus tard. Le 21 septembre 1792, la Convention nationale abolit la royauté. Le lendemain, 22 septembre 1792, naît la Première République, et les actes officiels sont datés de « l’an I de la République ». Voilà la bonne réponse à la question piège « Quand la France devient-elle une République pour la première fois ? » : 1792, pas 1789.

Pour situer cette Première République dans la longue série des régimes qui ont suivi, jusqu’à la nôtre, le détour par la Ve République montre comment l’idée née en 1792 a été reprise et stabilisée par les institutions actuelles.

Restent deux repères pour fermer la décennie. La période dite de la Terreur (1793-1794), marquée par le gouvernement révolutionnaire et l’exécution de Louis XVI en janvier 1793, puis le coup d’État du 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII) par lequel Napoléon Bonaparte met fin à la Révolution. Vous n’avez pas besoin d’en savoir davantage pour le QCM : connaître les bornes (1789-1799) et l’enchaînement monarchie constitutionnelle puis République suffit à éliminer les mauvaises réponses.

Comment réviser efficacement ce bloc pour le QCM ?

La méthode qui marche n’est pas de relire un manuel d’Histoire. C’est de transformer chaque date en réflexe. Le format du concours vous aide : 40 questions, trois propositions par question, une seule bonne réponse. Sur une question de date, deux des trois propositions sont presque toujours des années voisines destinées à vous piéger (1789, 1791, 1792). Si la date est ancrée, vous tranchez en deux secondes et vous gardez du temps pour les questions plus coriaces.

Construisez votre fiche autour de cinq couples date-événement, pas plus : 1789 (Bastille, 4 août, Déclaration), 1791 (monarchie constitutionnelle), 1792 (Première République), 1793 (exécution du roi, Terreur), 1799 (Bonaparte). Le reste se déduit. Récitez-les dans l’ordre chronologique, puis dans le désordre, jusqu’à ce que l’année appelle l’événement sans effort.

Ensuite, entraînez-vous en conditions réelles. C’est exactement ce que permet le mode examen blanc d’Objectif Gendarme : 40 questions, trois choix, chrono, note sur 20, avec la correction expliquée après chaque réponse. Mémoriser une date dans un livre et la retrouver sous pression chronométrée sont deux exercices différents, et c’est le second que le jury évalue. Pour replacer la Révolution dans la frise plus large des grands repères qui tombent, l’article sur les dates d’Histoire de France à connaître complète utilement cette fiche.

Pour aller à la source, l’Assemblée nationale retrace la Révolution française de 1789 à 1799 événement par événement, avec les dates officielles. C’est une référence fiable pour vérifier un repère en cas de doute, plutôt que de se fier à une mémoire approximative.

Ce qu’il faut retenir tient en une phrase : 1789 fait tomber l’Ancien Régime et pose les droits, 1792 fonde la République, 1799 referme la décennie. Trois bornes, et vous ne vous tromperez plus jamais sur une question de Révolution française au concours.

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